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C'est l'histoire d'un chat qui aime surtout rester auprès de sa maîtresse, la fille du Rabbin; il la regarde et la comprend. Elle pense que la vie est mal faite puisque son perroquet parle tout le temps et qu'il n'a rien à dire, et que son chat, qui passe ses nuits à errer dans les ruelles d'Alger, ne peut raconter tout ce qu'il voit. Mais un jour, le chat dévore le perroquet et se met à parler. Il se révèle insolent et têtu et se sert de sa langue pour contrarier et dire ce que tout le monde réfère taire. Le Rabbin interdit désormais à cette mauvaise bête, qui parle au lieu de miauler, d'approcher sa fille. C'est un drame pour le chat. Il décide de devenir un bon juif pour être admis auprès de celle qu'il aime. Comme tout bon juif, il réclame de faire sa bar-mitsva.
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Que se passe-t-il quand un chat se met à parler ? Un chat qui depuis des années rôde et observe attentivement la communauté auprès de laquelle il vit. Qui en connaît les forces, les faiblesses, les petites hypocrisies et les tabous. Un chat qui joue le naïf, le candide, mais qui s'avère être plein de malice. Cette figure surréaliste pose les questions qui dérangent. C'est la mouche du coche; il balaie les certitudes et détruit les idoles. Il vient bouleverser le fonctionnement d'un système ancestral bien huilé; en l'occurence celui de la communauté juive d'Alger. Mais la critique est universelle; elle est celle des systèmes "ronronnants". Sous une apparente légèreté humoristique, ce conte est une critique subtile des travers de la religion, ceux qui mènent au fanatisme.
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